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Le phare du cap lopez

Lieu patrimonial — Port-Gentil

À propos

Métallique située à Port-Gentil. Fondé en 1911. Propriétaire : État Gabonai. État général : mauvaise état.

A une vingtaine de kilomètres de la ville. Prendre la route de l'aéroport, puis tournez à gauche juste avant d'arriver à l'aérogare. Continuez tout droit sur une vingtaine de kilomètres.
Port-Gentil, Phare du Cap Lopez, nov. 2000
Le phare, construit en 1911 pour remplacer le premier phare construit en 1897, menace de s'effondrer à cause de l'érosion côtière. Ne pas entrer dans la phare, c'est dangereux.
Le Cap Lopez a été également un lieu de la traite négrière à partir des années 1720. Les esclaves acheminés depuis l'intérieur du pays par des intermédiaires et des courtiers dont les derniers maillons avant les négriers blancs étaient les Orungu, y étaient rassemblés et enfermés dans des enclos, en attendant l'arrivée des négriers blancs. Le Cap Lopez fut un grand lieu de rassemblement et d'embarquement qui connut son apogée dans les années 1780.
En 1863, Du Chaillu1 raconte : " … je sentis quelque chose craquer sous mes pas, et, regardant à terre, je vis que j’étais au milieu d’un champ de crânes… Un millier de squelettes pareils, ou de débris de squelettes, gisaient là sous mes yeux. Ce lieu servait de longue date, au même usage ; or, dans les barracons la mortalité est quelquefois terrible. L'herbe venait d'être brûlée, et les ossements blancs, épars de tous côtés, donnaient au sol une apparence étrange d’abord, puis effrayante quand on en avait reconnu la cause. En pénétrant plus loin dans les broussailles, je vis plusieurs piles d'ossements. C'était la place où autrefois, quand le cap Lopez était un des grands marchés d'esclaves de la côte occidentale, et que les barracons étaient plus nombreux qu'aujourd'hui, on jetait ces misérables corps morts les uns sur les autres jusqu'à ce que les os, en se détachant, restassent amoncelés en hautes piles, comme des monuments d'un trafic détestable. "